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Nous vous proposons le PETIT MANUEL DU RECUPERATEUR D'EAU DE PLUIE, DE SOURCE, DE PUITS.

Cet opuscule (33 pages noir & blanc) contient les informations inédites recueillies au fil de 30 années de vie dans un lieu oublié par les réseaux d'eau. Malgré cette absence de tuyaux, famille et pépinière ont vécu normalement.
Vous trouverez dans cet ouvrage les informations nécessaires pour rendre potable l'eau de pluie, d'une source ou d'un puits. Nous signalons les options qui sont en contradiction avec la réglementation, .


Pour le recevoir par la poste, envoyez un chèque de 10 Euros (port compris) à :
EAUX VIVES DU QUERCY Moulin de la serre 46340 DEGAGNAC.


PRINCIPAUX CHAPITRES : ~ L'eau de pluie pour le jardin + schéma ~ L'eau pour les toilettes et le lave-linge + schéma ~ L'eau de pluie filtrée + schéma ~
~ L'eau de pluie filtrée-uv + schéma ~ L'eau de pluie potable uv-osmose + schéma ~ Réglementation ~ Crapaudines et collecteurs ~ Préfiltre en amont de la
citerne ~ Citernes ~ Pompes ~ Réservoir à membrane ~ Filtration + schéma ~ Stérilisation UV ~ Osmose ~ Aides financières ~ Eaux de source et de puits ~
Analyses ~ Où trouver le matériel ? ~ Schéma d'une alimentation multiciterne par siphon ~ Schéma récapitulatif d'une installation autonome.



En attendant cet achat indispensable, consultez gratuitement le chapitre consacré à la filtration en amont de la citerne de récupération d'eau de pluie. C'est en bas de la page.
































Récupération de l'eau de pluie : le filtre à gravier en amont de la citerne

Détails de fabrication du filtre à gravier
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LE FILTRE DE CITERNE (le citerneau des anciens):

- Son rôle est de retenir tout ce qui n'a pas été arrêté par les crapaudines de gouttières, c'est à dire beaucoup de matières en suspension, de sable, pollens, poussières, débris de tuiles, de mortier, insectes etc. Dans la chaîne de récupération et de filtration de l'eau de pluie, cet élément est très important, c'est lui qui va déterminer la pureté de l'eau stockée; tout ce qui est stoppé par le filtre de citerne ne sera pas à filtrer ensuite. Moins il y a de matière organique dans la citerne, moins les bactéries ont la possibilité de se multiplier. Par le passé, c'était le seul élément filtrant avant la consommation de l'eau de pluie.

Le filtre classique des citernes paysannes comportait traditionnellement trois bacs : un bac à gravier, un bac à sable et un bac à charbon de bois. Il était toujours sous-dimensionné, nous l'avons simplifié, modifié et amélioré :

- Sa surface pour une toiture de 100 m2 est de 0,96 m2 et un volume de 240 litres. Ses dimensions : 1,20m de long, 0,80m de large et 0,25m de haut. Nous avons supprimé le charbon de bois; en effet, le charbon est préconisé dans une chaîne de filtration pour la fixation des polluants solubles, mais pas du tout pour la filtration mécanique. On le remplit avec du gravier pour filtre de piscine de diamètre 1mm/2,5mm (240 litres au total, chaque sac contient environ 20 litres de gravier). Pour éviter que le gravier ne s'échappe par le trou de sortie, on colle au silicone, côté intérieur, un tamis de cuisine en inox conique de diamètre 14 cm (4 Euros en supermarché). Une granulométrie différente ne permet pas une bonne filtration de l'eau de pluie; le sable est trop fin et s'oxygène mal entre deux pluies, d'où fermentation anaérobie et mauvaises odeurs et une granulométrie supérieure, par exemple 2.5 mm / 5 mm laisse passer trop de particules dans la citerne.

Réalisé en acier inoxydable de 1.5 mm d'épaisseur (300 Euros ht), il peut être réalisé par vos soins en ciment pour un prix dérisoire.

- Ce type de filtre absorbe aisément les plus grosses averses mais une passoire inox placée juste sous le jet d'arrivée peut être utile pour éviter de creuser un cratère dans le gravier… On a ensuite deux options : soit on pose un couvercle sur le filtre, soit on le laisse affleurant. Il convient dans ce cas de poser dessus un grillage qui empêchera les chats d'y déposer des cadeaux et les feuilles, déchets et graines de s'y accumuler; en se décomposant, ils transformeraient en quelques mois votre filtre en bac de semis ! La moustiquaire plastique verte (version épaisse) convient très bien et laisse passer suffisamment de lumière pour la vie des mousses si cette option est choisie (voir plus loin).

- Ce filtre "à l'ancienne", s'il présente l'inconvénient d'une maintenance plus lourde (nettoyage du gravier) est incomparablement plus efficace que tous les modèles miraculeux de filtres-panier, à tamis ou rotatifs qui se colmatent rapidement à cause de leur capacité de percolation trop faible ou pire, les auto-nettoyants qui consomment trop d'eau. La filtration dans la masse du gravier permet de retenir d'importantes quantités de sédiments et la sortie en partie basse assèche le filtre évitant ainsi la prolifération bactérienne.

- Le gravier devra être nettoyé quand le filtre débordera, signe de colmatage, sans doute une fois l'an, mais cela dépend de l'état du toit, de la présence ou non d'arbres à proximité et du régime des pluies. Le gravier se nettoie à l'eau (c'est plus agréable l'été), il convient de le retirer, (comme cela on peut aussi nettoyer le bac) et on le passe généreusement au jet dans une grosse bassine.

On peut aussi envisager de filtrer avec des matériaux de synthèse, il existe des plaques rigides de mousse destinées à la filtration biologique des bassins à poissons. Le procédé est éprouvé, on peut superposer des densités croissantes pour une filtration très efficace; de plus, les plaques sont légères et faciles à nettoyer. Par contre, le produit est onéreux, importé d'Asie (ruptures de stocks fréquentes) et l'on ne possède aucune donnée sur la toxicité pour une consommation humaine; nous préférons les matériaux naturels.

Une variante intéressante consiste à couvrir le gravier avec de la mousse vivante; les mousses (embranchement des Bryophytes) filtrent efficacement les grosses particules, valorisent une partie de la matière organique apportée par la toiture, évitent de poser un couvercle (surveillance permanente du système) et apportent un effet esthétique appréciable.
- Pourquoi de la mousse vivante au lieu de plantes classiques qui nous rapprocheraient de l'épuration par lit planté ? Parce que la mousse ne possède pas de racines qui, très vite envahiraient et boucheraient le gravier. Parce que la mousse ne craint ni le froid ni la chaleur et possède une capacité impressionnante à supporter les périodes prolongées de sécheresse sans mourir (reviviscence). À la première averse, le paillasson pitoyable se régénère et retrouve son beau vert et son volume alors que des plantes classiques seraient mortes depuis belle lurette.
- Quelles variétés de mousses ? Nous utilisons les diverses mousses qui viennent naturellement sur les toits et aussi des variétés récoltées dans les bois après les avoir soigneusement rincées; elle s'acclimatent et prennent leur place en quelques semaines en conditions favorables.

Filtre a eau de pluie Préfiltre de citerne à eau de pluie

Certains préconisent l'installation d'un système permettant d'évacuer les premières eaux de pluie. Ce système n'existe pas dans le commerce, du moins pour les installations domestiques et s'il existait, il serait à rejeter car préjudiciable au bon fonctionnement de l'installation. Cette idée dénote une méconnaissance du régime des pluies. Exemple : une pluie fine durable n'arrivera pas à mettre en mouvement les particules que ce système est censé éliminer. Les 500 premiers litres seront rejetés en pure perte par le système et au bout de trois jours de crachin, une averse un peu plus forte mettra en branle les saletés du toit sans que le fameux système y puisse quoi que ce soit. Donc, oublions cette idée et tenons-nous en aux pratiques qui ont fait leurs preuves.