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APERÇU DES PRINCIPAUX CHAPITRES : / L'eau de pluie pour le jardin / L'eau pour les toilettes et le lave-linge / L'eau de pluie potable / Réglementation / Crapaudines et collecteurs / Décantation / Citernes / Pompes / Réservoir à membrane / Filtration / Stérilisation UV / Osmose / Aides financières / Eaux de source et de puits / Analyses / Où trouver le matériel ?
LE PETIT MANUEL DU RÉCUPERATEUR D'EAU DE PLUIE, DE SOURCE, DE PUITS est paru !

Ce manuel traite des possibilités actuelles de récuperer l'eau de pluie pour l'utiliser au jardin et à la maison. Toutes les études de filtration et de stockage de l'eau de pluie ont été réalisées concrètement par un professionnel et sont le résultat de 20 années d'expérience sur le terrain; ce n'est pas une compilation comme on en rencontre trop souvent.

Il est vendu 7 Euros port compris au profit de l'association EAUX VIVES DU QUERCY (association loi de 1901 pour la defense de l'eau et de l'environnement basée en Midi-pyrenees).

PRINCIPAUX CHAPITRES : L'eau de pluie pour le jardin - L'eau de pluie pour les toilettes et le lave-linge - Rendre potable l'eau de pluie - Crapaudines et collecteurs - Bac décanteur et citerne - Pompe et réservoir - Filtres - Stérilisateur UV et osmoseur - Petit matériel - Aides financières - Eaux de puits et de source - Réglementation - Analyses d'eau - Où trouver le matériel et les installateurs -

Recuperation de l'eau de pluie


Pourquoi diable récupérer l'eau de pluie alors qu'il est si simple d'ouvrir le robinet et de payer ? Voici quelques bonnes raisons :
- Économies sur vos factures d'eau.
- Souci de non-dépendance. C'est un réel bonheur de se sentir responsable et d'assurer soi-même comme les anciens un besoin vital; quel plaisir de voir le trop-plein de sa citerne cracher à gros jet ! C'est aussi l'attitude naturelle du "bon père de famille" qui ne met pas tous ses oeufs dans le même panier et assure ses approvisionnements en toutes circonstances. En effet, votre distributeur d'eau peut rencontrer un problème de pollution ou d'approvisionnement, les journaux en rendent compte régulièrement.
- Écologie, altruisme, civisme, volonté de ne pas épuiser la ressource. Certains commencent à se demander si nos enfants nous pardonneront notre pillage insensé des richesses naturelles.
- Confort de l'eau douce, (l'eau de pluie est dépourvue de calcaire) : économie de détergents, souplesse et douceur du linge (pas d'assouplissants), pas de chlore sur la peau et les muqueuses, pas d'odeur de javel, pas de sable (robinetteries et appareils protégés), pas d'entartrage des chauffe-eau, des ballons de chaudières, des brise-jet, des surfaces émaillées. Finie la consommation d'eau déminéralisée pour le fer à repasser à vapeur. Et finie aussi l'onéreuse corvée des packs d'eau au supermarché !
- Santé : une eau trop dure peut dans certains cas être responsable de la formation de calculs rénaux, l'eau de pluie ne présente pas ce risque. Les nappes phréatiques ont de tout temps été peu ou prou polluées par les activités humaines et d'élevage mais cette pollution semble s'aggraver de nos jours. Il semblerait bien qu'en certains lieux, on trouve dans l'eau des quantités inquiétantes de chlore résiduel (il faut se souvenir qu'aucun produit chimique n'est inoffensif), du sable, de la boue et des nitrates ! Une rumeur persistante insinue même que l'eau de consommation serait contaminée par des hormones, des résidus médicamenteux et chimiques. Ces molécules ont pour origine les pilules contraceptives, les traitements médicaux les plus variés, les produits utilisés dans l'agriculture, l'élevage et l'industrie (antibiotiques, désherbants, insecticides). Ils auraient des effets néfastes sur la santé humaine (maladies, infertilité, dégénérescence, allergies, mutations génétiques). Ces produits passeraient au travers de tous les systèmes d'épuration classiques; d'ailleurs ils ne sont pas recherchés dans les analyses d'eau potable de type D1. Aucune étude certifiée sur le sujet ne semble exister, mais si la dangerosité de ces résidus se confirmait, ce serait un argument de poids en faveur d'une utilisation domestique de l'eau de pluie correctement traitée dans les régions exemptes de pollution aérienne (en gros, toutes les zones éloignées des centres industriels et des centrales nucléaires).

Avant de vous lancer vers l'autonomie, lisez attentivement ceci :
- L'utilisation de l'eau de pluie récupérée suppose une attitude de consommateur économe; vous allez constater rapidement combien l'eau est précieuse quand c'est vous qui la produisez ! C'est peut-être le moment de songer aux toilettes sèches !
- Quelques réflexions pour choisir son niveau de protection : si l'on craint fortement bactéries et virus, rien ne vaut le chlore du réseau public qui désinfecte l'eau jusque chez vous (bien que le risque zéro n'existe pas). Tous les systèmes décrits ici purifient l'eau à un endroit donné; une recontamination peut toujours se produire plus loin dans les tuyauteries. Si l'on est plus tolérant avec les microorganismes, on va utiliser divers procédés de potabilisation (filtration, stérilisation UV, osmose) qui seront fonction du niveau de protection souhaité. La logique et la cohérence doivent présider dans ce domaine. Il faut comparer la stérilisation coûteuse de son eau domestique avec les contaminations de la vie quotidienne : bouillon de culture de la plage en été (l'eau potable doit contenir zéro coliformes/100 ml, l'eau de baignade peut en contenir jusqu'à 10.000/100 ml !), promiscuité avec les animaux domestiques ou d'agrément, transports en commun, fruits et légumes, crèches etc. (c'est la notion de "bruit de fond" des hygiénistes). Parlez-en avec votre médecin qui vous expliquera que la stérilité absolue n'est ni réalisable ni souhaitable et que l'organisme humain s'immunise tout seul (c'est d'ailleurs grâce à ce mécanisme de défenses naturelles que l'humanité existe encore). Choisissez votre système en fonction des risques que vous acceptez et aussi de la fragilité spécifique de ceux qui vivent chez vous (malades chroniques, immunodéprimés). Les vieillards et les nouveau-nés présentent des fragilités particulières. Beaucoup d'installations dans le monde se limitent à la filtration poussée qui élimine les germes fécaux et donne de ce fait des résultats d'analyse conformes aux normes (analyse d'eau de distribution type D1).
- Vous seul portez la responsabilité de décider d'utiliser votre installation d'eau de pluie domestique
en dehors des réglementations vous seul êtes responsable de l'entretenir consciencieusement pour un résultat sanitaire satisfaisant.