Projet de renouvellement d'extension
de la gravière de Pontou
La finalité de la gravière de Pontou est pour l'essentiel de contribuer au chiffre d’affaires de la société STL. Elle assure
secondairement des retombées fiscales minimes aux communes avoisinantes et maintient deux emplois directs sur le site.
Les matériaux alluvionnaires qu’elle exploite ne sont pas irremplaçables.
La grande diversité géologique du nord du Lot et du sud
de la Corrèze permet d’assurer la fourniture de sables et d’agrégats à caractéristiques équivalentes pour la plupart des usages qui
en sont faits et de maintenir les activités de construction et de transport qui y correspondent.
La fermeture de la gravière dans ce contexte n’aura pas de conséquences substantielles sur ces activités et les deux emplois directs
seront aisément retrouvés au sein du groupe STL. Dans un passé récent, il a été démontré ailleurs que l’économie lotoise avait su
s’adapter rapidement à la fermeture des gravières de la vallée du Lot.
Cette activité génère en contrepartie les nuisances de voisinage habituellement liées à l’exploitation d’une gravière,
bruit, poussière, trafic routier, dégradation du paysage, etc. En sus de ces inconvénients, les arguments des opposants au projet
de renouvellement et d’extension de l’exploitation peuvent se ramener à cinq points principaux :
- la gravière est exploitée dans la nappe des alluvions de la Dordogne, réserve essentielle à l’approvisionnement en eau potable
du département. Des captages existent à quelques centaines de mètres en aval du site. La protection de cette nappe est
indispensable et incompatible avec les activités, actuelle et de décharge envisagée.
- en pratique, il est établi que la réglementation applicable aux ICPE et les termes de l’arrêté d’autorisation en vigueur,
tout particulièrement ceux destinés à assurer le contrôle des sources de pollution et la protection de la nappe n’ont
pas été
appliqués par l’exploitant au cours de la période 1998-2007 et très vraisemblablement antérieurement. On voit mal comment une
autorisation d’exploiter pourrait être accordée sans qu’au préalable les dispositions prévues pour la protection des eaux soient
mises en œuvre.
- la présence et l’activité de la gravière aggravent les conséquences des inondations de la Dordogne et de ses affluents
locaux, tant pour ce qui concerne les infrastructures et l’habitat locaux que la sécurité des personnes,
- la vallée de la Dordogne est une zone naturelle à fort potentiel touristique, d’importance nationale et communautaire,
comportant des espaces naturels sensibles et protégés incompatibles avec la poursuite et l’ extension d’une activité d’extraction,
- en termes réglementaires, le dossier de demande d’autorisation présente des insuffisances inadmissibles, en particulier les
études relatives aux eaux souterraines, à l’impact des crues et à la protection des zones naturelles.
Le Collectif de Pontou
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